Adieux à mon chien

Mon Eros,

Lundi dernier, nous avons dû te dire adieu, toi, notre 1er bébé… Tu as rejoint ta sœur, Brooklyn, qui sans aucun doute t’aura fait une fête énorme.

Tu étais bien plus que notre chien, tu étais un bébé, un compagnon de jeu, de course, un frère, un gardien, un amour, un ami fidèle, un papi aussi, un membre de la famille à part entière…

Tu nous auras accompagné pendant près de 14 ans. 14 ans pendant lesquels on aura rien eu à te reprocher si ce n’est une boîte de Ferrero volée quand tu étais bébé, ce qui nous aura valu une belle frayeur (le chocolat étant toxique pour les chiens) et une manche de pull de ma mère déchirée à ne jamais vouloir t’arrêter de jouer…

Je me rappelle encore quand nous sommes allés te chercher, tu courais bizarrement sur tes si grandes pattes pour tes seulement 3 mois! Tu étais timide et calme.

Et puis il y a eu ce jour où tu t’es fait attaquer par une meute de chiens au bois de Vincennes, que ton maître t’a cherché pendant des heures et que rentrant à l’appartement le cœur gros sans son bébé chien, il t’a vu assis, droit comme un pic devant le portail de l’immeuble! Tu avais traversé le bois et la moitié de la ville pour rentrer tout seul à seulement 4 mois et demi! Tu étais d’une intelligence rare, obéissant aussi, tu as marché au pied sans laisse très vite.

Tu étais beau et majestueux. Combien de fois on nous a proposé de te faire participer à des concours de beauté? Tu aurais sans doute décroché de nombreuses médailles.

Mais je doute que ça t’aurai plus… Toi, tu préférais aller courir à travers bois, jouer dans les ruisseaux ou encore aller chercher une balle ou un bâton!

Tu avais aimé la neige dès que tu avais posé tes coussinets dessus, à creuser des trous énormes et à sauter pour essayer de la gober quand elle tombait!

Je me rappelle aussi quand tu as découvert la mer, que tu sautais dedans comme un fou et de ta tête quand tu as compris que cette eau-ci était salée… Tu aimais aussi prendre des bains de soleil!

Tu étais d’une patience rare avec ta sœur Brooklyn qui te menait par le bout du nez. Tu ne lui disait rien quand elle t’engueulait parce qu’elle était jalouse ou quand elle se couchait sur toi (parfois son cul sur ta tête!)

Tu étais infatigable à vouloir jouer pendant des heures! À nager ou courir jusqu’à ne plus en pouvoir!

Je me rappelle la fête que tu nous faisais quand on rentrait du travail ou quand on prononçait simplement le mot « promenade »

Tu dormais les quatre fers en l’air parce que tu savais que tu étais en sécurité et que tu n’avais pas à t’en faire!

Tu nous auras suivi dans 5 déménagements, une vie en appartement puis en maison avec un grand jardin. Jardin qu’on t’aura repris ces dernières années…

Tu n’as jamais montré la moindre once de jalousie quand les jumeaux sont arrivés, malgré la grande place qu’ils ont pris dans la famille, à tous les niveaux…
Tu auras appris à notre fils à ne pas mordre! Hé oui, c’est notre Loulou qui a 18 mois avait croqué ta patte pendant que tu dormais… Un grondement et ta gueule ouverte auront suffis.
Tu auras joué ton rôle de gardien à merveille par ta prestance et ton visuel impressionnant!

Tu n’étais pas sociable avec tes congénères masculins, tout comme bon boxer qui se respecte! Dominant que tu étais, tu adorais jouer avec les femelles quand ta sœur n’était pas là…

Je me rappelle quand, toutes les semaines, tu fouillais dans les sacs de courses pour trouver ton nouveau jouet… que tu déchiquetais en un temps record! Et quand tu sentais  les cadeaux de Noël pour chercher lequel sentait l’os!

Tu ne te sentais pas encombrant et tu te prenais parfois pour un petit chien à vouloir monter sur nos genoux… et nous ne savions pas te dire non! Tu as toujours eu le cul douillet…

Je me rappelle la tête que tu faisais quand on rentrait et que tu avais fait une bêtise… Tu te retenais de nous faire la fête avec tes oreilles et ta queue basses mais tu ne pouvais t’empêcher de la remuer tellement tu étais heureux de notre retour…

Tant de bons souvenirs, que de bons souvenirs avec toi en fait… Tu as mis la barre très haute, je doute un jour pouvoir retrouver toutes ces qualités chez un autre chien…

Tous les matins je me rappelle que plus rien ne m’oblige à me lever à une heure raisonnable pour te sortir.
Chaque fois qu’il y a des restes à table je me rappelle que tu n’es plus là pour les finir.
Quand les enfants laisse la fin d’un biscuit, je me dirige vers ta coucouche pour te le donner, puis je me rappelle…

J’aurai voulu t’offrir plus, plus de balades et d’attentions.
Mais surtout j’aurai tellement aimé que tu partes autrement, naturellement, que tu souffres moins et moins longtemps.

Tu as laissé un grand vide à la maison, mon Eros.
J’aurai voulu te garder à jamais avec nous, pourquoi faut-il que les chiens vivent si peu longtemps?

Je sais que nous avons joué les prolongations et que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour t’aider à continuer à vivre au mieux.
Je sais aussi que tu as été heureux.

La vie est ainsi.
Tu resteras à jamais dans nos cœurs…
Tout comme Fusain, Sincée, Brooklyn, Canelle.

Mais toi, tu as une place toute particulière…

Nous sommes fiers d’avoir été tes maîtres.

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